#Htag : Episode 17

Ce 17e épisode de HTAG, diffusé sur les ondes de 48FM, est consacré au SAMO.

 Porté par Le Clos du Nid, ce dispositif s’impose aujourd’hui comme un acteur central de l’accompagnement des personnes en situation de handicap en Lozère… et au-delà.

Pour en parler :

  • Lætitia Bringer, coordinatrice du SAMO,
  • Estelle Aymard, référente handicap et conseillère de secteur à la mission locale de la Lozère,
  • Romuald Legros, travailleur en ESAT

Créé il y a une douzaine d’années pour répondre à un besoin concret des établissements (simplifier les admissions et éviter les ruptures de parcours), le SAMO a largement évolué. Désormais, il ne s’agit plus d’un simple service administratif, mais d’un véritable outil de construction de parcours personnalisés.

 

Une mission claire : mettre la bonne personne au bon endroit

Le principe est simple :
Un seul dossier de candidature, étudié par plusieurs établissements.
• Une évaluation globale des besoins, des envies et du projet de vie.
• Une orientation vers la solution la plus adaptée.

Le SAMO agit comme une porte d’entrée unique, tout en gardant une approche profondément humaine : chaque situation est étudiée au cas par cas, avec la personne, sa famille et les partenaires.

Aujourd’hui, environ 80 dossiers par an sont traités pour les ESAT et foyers d’hébergement, sans compter les nombreuses demandes pour les foyers de vie, FAM et MAS.

Un travail partenarial fort

Mission Locale, CFPPA (Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole), établissements sanitaires, associations médico-sociales en Lozère, mais aussi dans l’Hérault, le Gard ou le Cantal…
Le SAMO s’appuie sur un réseau étendu pour fluidifier les orientations et éviter les parcours fragmentés.

Il permet notamment :

  • des visites et immersions en établissement,
  • des mobilités entre ateliers ou structures,
  • des passerelles innovantes entre établissements.

L’objectif : éviter les ruptures de parcours et sécuriser chaque étape.

Le témoignage de Romuald : dépasser les appréhensions

Ancien salarié du milieu ordinaire, Romuald a intégré un ESAT après un accident de vie.
Comme beaucoup, il avait des craintes liées au « milieu protégé » : « Je vous avoue que j’avais un peu d’appréhension, parce qu’on a tous des images qui ne sont pas forcément réelles. »

Grâce aux échanges, aux immersions et à un accompagnement personnalisé, il a pu découvrir différents domaines d’activités, avant de retrouver aujourd’hui ses premiers amours : la pâtisserie, au cœur de l’atelier les Damaselles de l’ESAT La Colagne.

« Je suis un homme heureux. » nous confirme-t-il.

Un exemple concret de parcours sécurisé, progressif et choisi.

Un soutien précieux pour les familles

Le SAMO accompagne également les aidants, souvent démunis face à la complexité du médico-social.

Le témoignage des parents de Dominique, atteinte de bipolarité, illustre cette dimension : après un parcours difficile en milieu ordinaire, leur fille a trouvé sa place en ESAT, avec un logement accompagné et un suivi adapté.

« Dominique a eu une seconde chance, et nous avons retrouvé une sérénité parce que nous savons qu’elle est en milieu protégé. »

Résultat :
• Une insertion professionnelle stabilisée
• Une autonomie progressive
• Une sérénité retrouvée pour la famille

Une mission d’observatoire

Au-delà des admissions, le SAMO joue aussi un rôle stratégique :

  • Analyse des tendances de candidatures
  • Identification des besoins émergents (accueil de jour, immersion des mineurs…)
  • Aide à l’adaptation de l’offre médico-sociale

Une manière concrète d’anticiper les évolutions et d’adapter les structures aux réalités du terrain.

Une vision centrée sur la personne

Indépendant des établissements, le SAMO défend avant tout le projet de la personne.
Il facilite la mobilité, encourage les passerelles et imagine parfois des solutions inédites, comme des accompagnements croisés entre plusieurs structures.

En résumé, le SAMO ne pense plus « établissement », mais parcours de vie.

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